Archive | 2010
18/05/2010

Roumanie: Timisoara, Bucarest, Brasov, Bran, Sibiu et Prislop !

Roumanie: Timisoara, Bucarest, Brasov, Bran, Sibiu et Prislop !

Timisoara

Timisoara: ma première destination roumaine. J’y suis arrivé en train dans un wagon que je partageais avec deux charmants personnages : un allemand rougeaud, la cinquantaine, complètement bourré, qui dormait avec un nounours voire qui lui parlait en certaines circonstances bien précises qui m’auront échappées.
Le second était un policier Kosovar, sanguinaire et fier de l’être, un abruti pas bien fignolé. Si si, j’insiste, j’ai beaucoup parlé avec lui (essayé), c’était choquant.
Deux jours passés à Timisoara, superbe ville avec une magnifique place typiquement roumaine (vous pourrez voir ça sur les photos), une rencontre avec une demoiselle de Couchsurfing qui m’aura fait visiter sa petite bourgade. Au passage, c’est ici qu’à officiellement débuté la révolution contre Ceausescu, de manière totalement pacifique d’ailleurs.

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Bucharest

Bon alors autant être franc (j’en connais qui vont se régaler dans les commentaires): je n’ai pas vu grand-chose de Bucarest. Mais c’est pas ma faute !!
Hébergé en couchsurfing chez 4 jeunes (saluuuuuuuuuuut si vous lisez 🙂 ), ça a été soirée dès le début, enchainement ensuite.  Ma vie là bas aura plutôt été nocturne! Bref, à part le palais de Ceausescu, qui a tout bonnement un aspect hallucinant (le 2e plus grand bâtiment au monde !! ) et qu’on ne peut pas manquer, je n’ai pas trop trop visité. Un peu tout de même, en vélo. Mais en vélo à Bucarest : soit tu fais du tourisme et ta durée de vie est fortement réduite, soit tu te concentres sur les voitures et tu oublies le tourisme.
Bucarest aura donc forcément une image toute personnelle, celle de cette « joyeuse famille » qui m’a hébergé, l’image aussi d’une ville crade (vraiment crade), une ville ayant des règles assez drôle comme celle de « la nouvelle voiture »; pour acheter une nouvelle voiture à Bucarest c’est simple:
– Réunir l’argent, choisir le modèle, acheter sa nouvelle voiture
– Garer l’ancienne voiture en bas de chez vous et la laisser moisir jusqu’à la fin des temps.
Bucarest est donc un cimetière de voitures….d’épaves pardon. Bah…je me dis que ça fera un musée à ciel ouvert dans quelques années.
Dernier point : la Roumanie c’est plein de roms. Ne confondez pas roumains et roms si vous ne voulez pas vous attirer leurs foudres. Ca n’a tout simplement rien à voir, c’est à peu prêt aussi proche qu’un français d’un pakistanais.

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Brasov

Petite ville au nord de Bucarest, en Transylvanie, magnifique place centrale une fois encore, des maisons colorées, ça sent l’été même sans le soleil! C’est la 3e ville de Roumanie mais elle ressemble plutôt à une ville de taille moyenne. Brasov possède aussi « l’Eglise Noire » dont elle s’enorgueilli. Pourquoi noire ? Parce qu’elle a brulée il y a 1 siècle, et que les pierres qui la composent sont restées noires….comme quoi, pas dur de créer une attraction touristique. Je passerai en tout deux jours là bas avant de louer une voiture (bien pourrie) pour les 2 jours suivants, afin de ne plus dépendre, au moins passagèrement,  des transports en commun.

Petite parenthèse, la voiture m’a permis d’aller dans un vrai monastère, avec des vrais moines (orthodoxes) à l’heure de la prière: j’ai adoré;  il n’y avait pas un chat et il y avait encore plus de chats que de touristes. Ca sentait la sérénité ! Moment très agréable aux pieds des montagnes, loin de tout et de tous.
J’aurais également pu visiter le château de Vlad l’Empaleur (alias comte Dracula), enfin celui ou il a séjourné quelques jours, son véritable château résidentiel étant en ruine. Très joli de l’extérieur, mais à ne pas visiter, ça n’en vaut pas la peine.

Sibiu – Prislop

Sibiu n’aura été qu’une transition pour moi: j’avais une idée précise en tête mais je ne savais pas si mon courage suivrait. En effet, j’étais déjà intrigué par la culture tzigane/gipsy depuis un certain temps et m’était mis en tête d’aller les rencontrer. Ailleurs qu’à côté d’un feu rouge ou d’une gare.

J’ai donc démarré ma caisse de location, puis suis allé me perdre dans un petit village roumain. J’ai laissé ma voiture là, vidé mes poches pour épargner cette peine à d’autres, et suis parti au pif vers un village apparent, perché au sommet d’une colline, sans route.
J’ai vite compris que j’arrivais dans un bled tzigane à la vue des premières maisons. A ce moment là je me suis maudit, me suis dit que si personne n’y allait c’est qu’il y avait une bonne raison, et fortement songé à faire demi-tour. Je n’en menais vraiment pas large.
Mais merde, je suis venu pour ça, j’y vais. 30min de marche à pied, et je rencontre Pietre, tzigane, 55 ans, l’air d’en avoir 70. Je lui explique que je veux visiter son village (nommé Prislop) et rencontrer des tziganes, le tout en mélangeant français/espagnol/anglais. Il me dit OK, sans toutefois comprendre mes motivations ou l‘intérêt que je peux en tirer.

Je suis donc invité chez lui à prendre un café et plus si affinité. Ah oui, un blond au yeux bleu dans une communauté pareille, c’est pas banal. Pour faire simple : jamais et je dis bien JAMAIS un seul touriste n’était venu ici. Même les roumains (qui habitent pourtant le village en contrebas) ne viennent pas; ils se détestent mutuellement. Je ne suis donc pas passé inaperçu dès mon arrivée. C’est vous dire l’attraction que j’ai représenté! Les maisons sont faites de terre battue, de taule, il n’y a pas d’eau courante… son fils (qui a appris un anglais approximatif mais suffisant en regardant des films à la TV) me fait faire le tour du village, sous des regards curieux et fiers. Les tziganes (c’est pas des roms non plus, hein!!) ne baissent pas les yeux et vous dévisagent franchement. Bref, j’ai finalement passé toute une après midi avec eux. Ils m’ont même invité à dormir mais je devais ramener ma voiture de location. Sinon j’aurais accepté je crois….même si ils sont déjà 5 à dormir dans 15m carré environ.

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Je ne peux pas décrire avec des mots ou un long discours ce que j’ai ressenti dans ce village, ça se vit, ça ne s’écrit pas. Mais je ne le cache pas, j’étais fier de moi, fier d’avoir rejeté ces à priori et ces « on-dit » qui font de ces gens des miséreux. Car c’est bel et bien nos clichés qui les ont mis au ban de la société.

Un petit bonus des phrases et discussions cocasses et approximatives :

« Tu vois les roumains en bas, ils sont riches et ils ne partageront jamais avec nous, regarde : les éleveurs ils ont plein de bêêê bêêê (ndlr: comprendre bêêê bêêê = moutons, mais il ne connaissait pas le mot en anglais). Nous, pour tout le village, nous avons 5 chevaux. C’est tout ».
Quant on sait que la communauté compte environ 150 personnes …

« Y’a du travail en France ? Ou en Espagne ? Je pense y aller pour envoyer de l’argent à la famille. Ton père, il peut pas me donner du travail ? Je sais construire des murs »

« Mathieu, tes yeux c’est des vrais ? »

« T’es pas marié ? Et tu fais le tour du monde ? Pourquoi ? T’as pas d’enfant ? » (j’ai adoré, moi, Mathieu, expliquer à des tziganes pourquoi je voyageais…je pensais pouvoir l’expliquer à tous sauf à eux connaissant leur passer. Mais non, ils sont sédentaires.

Au final, j’aurais contribué devant tant de misère, en achetant 2 médicaments pour le bébé de la famille, malade, et pour un total de 9 euros….forcément, ils avaient l’ordonnance du médecin, mais pas l’argent pour acheter les remèdes.
Après avoir vu mon intention de payer ces médicaments, j’aurais eu droit à cette phrase qui fera sourire ceux qui me connaissent:

« Mathieu tu sais tu peux me le dire, en fait tu viens pour évangéliser hein ? C’est bien ça ? Tu peux nous me dire, ça ne pose pas de problèmes, c’est Dieu qui t’a envoyé ».
J’ai éclaté de rire, son mari aussi voyant mon air stupéfait.

Mais après tout, c’ était peut être bien Dieu qui m’avait envoyé ce jour là pour ce gosse….va savoir…

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09/05/2010

Belgrade: à votre Serbi(c)e

Belgrade: à votre Serbi(c)e

Tout d’abord, désolé du jeu de mot…j’ai longtemps hésité à l’écrire (j’en ai d’autres en stock pour les amateurs) mais comme je crevais d’envie d‘écrire celui là !!!  🙂

J’aurais volontiers parlé de la Serbie dans son intégralité, mais au final je n’aurais connu que Belgrade, sa capitale (et capitale de l’ex-Yougoslavie au passage). Mais de la meilleure façon possible!
De tous mes voyages, les serbes sont tout simplement avec les argentins, les gens les plus chaleureux qu’il m’ai été donné de rencontrer.

Arrivé en train alors que la nuit est largement tombée, mon sac à dos et moi-même sommes en quête d’une auberge de jeunesse ou passer la nuit, en parcourant les rues au hasard tout en essayant de nous rapprocher du centre. Et sans comprendre les panneaux. Difficile, mais possible !!
C’est par un heureux hasard que je rencontrerai Olja en bas d’un immeuble, quittant son travail de….employée d’une auberge de jeunesse. Tiens, ça, ça tombe bien alors. Elle réouvrira, son copain et elles se farciront les 6 étages à pied qu’ils venaient juste de descendre pour que je puisse poser mon fardeau. Et le tout avec un sourire en rien forcé . La plus belle et propre des auberges que j’ai pu voir de tous mes voyages, tout simplement exceptionnellement belle et bien située, le patron (Branko) et Olja étant adorables, je m’en apercevrai par la suite. Pour la petite histoire, je devais rester 1 nuit, j’y suis resté 5 tant je m’y suis senti bien.

Aujourd’hui encore, je ne comprends toujours pas pourquoi Belgrade n’est pas plus connu chez nous:  pour ma part, elle surpasse largement des villes pourtant bien plus réputées telles que Prague voire même Barcelone. La ville est immense, son architecture diverse et belle: je l’ai parcouru du centre (buildings et monuments anciens) à la périphérie (petites maisons anciennes), le tout en traversant le Danube, la Save et de nombreux parcs. En outre, la vie y est très bon marché, les gens formidables et la vie nocturne terrible. Belgrade regorge d’Histoire avec un grand H. Toujours pour me plaire, la Serbie n’est pas (encore) touristique, on est donc pas saoulé par la foule.

Autant j’avais eu la sensation immédiate que je n’aimerai pas Zagreb, autant là, je savais que j’adorerai cette ville, et je ne m’y suis pas trompé.
Belgrade aura été pour moi une aventure touristique certes, mais humaine avant tout: principalement avec Olja et Branko avec qui j’ai passé beaucoup de temps (et beaucoup bu avec le second J ), mais aussi 2 macédoniennes, 2 russes, 1 hongkongais, 5 autres serbes, 1 autrichienne bref… de quoi échanger pas mal. Je vous passe les soirées à l’auberge de jeunesse, une autre via des gens de couchsurfing a qui j’ai pu poser librement toutes ces questions qui m’intéressent sur la guerre, sur leur vécu, sur l’Europe, leurs idéo : bref, autant de points qui m’intéressaient et dont j’ai eu les réponses, que je vous épargne.

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Ce que j’ai particulièrement aimé (à part la gentillesse des gens qui m’importe avant tout, au risque de me répéter) :

– La musique: j’étais toujours à la recherche de cette « musique des balkans » que j’affectionne tant et qui s’appelle en fait le « trubaci » (ex: musique de Goran Bregovic dans les films de Emir Kusturica). J’ai enfin été satisfait; tout d’abord en faisant un tour dans le quartier gypsy de Belgrade, mais surtout alors que j’allais chercher un sandwich, je passe devant une église devant laquelle j’entends cette musique: ça sera là l’occasion de manger mon sandwich en marge d’un mariage, avec les trubaci en fond sonore. Un grand moment, un régal pour les papilles et les oreilles. Au passage, j’ai trouvé à ce moment précis la première (et unique) fille hideuse en Serbie : la mariée en l’occurrence. Mon Dieu quelle horreur… il pouvait choisir n’importe laquelle en Serbie, l’une des témoins de la mariée, une passante, je sais pas moi, mais non, il a fallu qu’il choisisse celle là….j’ai pas pu finir mon sandwich.

– La cathédrale Orthodoxe de Saint Sava: l’intérieur n’est pas fini, mais la stature extérieure m’a impressionné. Il s’agit de la plus grande église orthodoxe du monde, elle peut contenir jusqu’à 15 000 personnes !

– La place remplie de 500 mecs de tous âges qui échangent des auto collants de football PANINI comme je le faisais au primaire. L’évènement à lieu tous les jours, en plein centre.

– Nettoyer mes fringues à la main dans la salle de bain des nanas avec de l’assouplissant au lieu de la lessive (ça n’était écrit qu’en serbe, croate, etc) ….aujourd’hui encore, soit 1 semaine après, on peut toujours me sentir à 20 mètres sans problème.

– Remplir mon carnet de bord d’insultes serbes.

– Deux manifestations différentes, deux jours de suite, devant le ministère de l’économie : 20 manifestants, 30 policiers.

Ce que je n’ai pas aimé:
– La frustration de ne pas pouvoir honorer l’invitation en Macédoine que m’ont faite 2 demoiselles rencontrées à l’auberge, car j‘aurais eu des problèmes pour voyager vers le Nord sans repasser par les mêmes endroits. Frustrant. Surtout que je voulais visiter « Sutka », la plus grande concentration de gitans du monde. Ca sera mon prochain voyage. A faire les poches vides.

– Mélanger la Rakija avec la bière: ça fait mal à la tête le lendemain. Et c’est encore plus crétin de remettre ça le soir même, mais que voulez-vous…

Bien, sur ces bonnes paroles je vous embrasse et vous donne rendez-vous en Roumanie dans quelques jours ! N’hésitez pas à me donner de vos nouvelles, m’envoyer des mails, j’adore ça 🙂

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01/05/2010

Bosnie, ou la dure réalité

Bosnie, ou la dure réalité

7h du mat débarquement en  Croatie, de retour de mon île, avec la vague idée d’aller au Monténégro. C’était sans compter sans le bus qui s’apprête à partir non loin, et sur lequel est indiqué en majuscule « Mostar » (Bosnie). Je veux !!! Je saute dedans, je n’aurais pas passé plus de 10min à Dubrovnik.

Parenthèse: j’aime beaucoup ma façon de voyager, ne pas savoir de quoi demain sera fait tout en ayant comme objectif d’atteindre une nouvelle destination ne manque pas de piquant et de surprises. Jusqu’au jour ou j’aurais besoin d’un visa. Là, je risque de revoir ces quelques lignes.
A tous ceux qui voudraient voyager dans les Balkans, je dirais d‘ailleurs: surtout, surtout n’achetez pas vos billets à l’avance, ne prenez pas de pass interrail ou autre billet, ça n’en vaut pas la peine. Le train n’est hors de prix qu’en France, il est très bon marché partout ailleurs, tout comme le bus. Restez donc libre de vos mouvements.

Le voyage sera magnifique: le bus sillonne d’innombrables vallées verdoyantes, notre route est bordées de falaises et de montagnes pour le moins escarpées et toutes sensiblement différentes. Mais ce que j’aime le plus, c’est la couleur verte pâle de la rivière que nous longerons une bonne partie du parcours. Cette roule en appelle à la sérénité messieurs dames !

2 nouveaux contrôles douaniers, 2 fois ces aimables fonctionnaires décollent un peu plus ma photo de passeport en me disant  « elle est décollée » un brin de suspicion dans le regard, 2 fois j’ai envie de répondre « bah oué connard, vu que toi et tes collègues internationaux semblez vous être passés le mot pour la dégommer… c’est sûr elle va plus durer très longtemps » Naturellement je la ferme bien sagement..

Pensée d’un mec paumé dans un bus:
* Tiens….elle est bizarre cette église là bas… ah mais ouééééééé !! La Bosnie c’est à majorité musulmane, j’avais oublié ! C’est pas une église, c’est une mosquée ! *

Pour être franc, j’ai été choqué au sens premier du terme par les traces apparentes de la guerre. C’est triste, mais c’est l’image que je garderai de la Bosnie. Et pourtant, 15 ans que le conflit est fini, Mostar ayant été la ville la plus détruite. L’argent manque pour reconstruire, les bus ont été donnés par le « peuple japonais » ou des fonds européens, les murs sont toujours criblés d’éclats d’obus ou de balles (j’en ai même trouvé une encore dans un mur) bref…je n’ose imaginer la période de guerre elle-même.

En pondant cet article, j’avais commencé à écrire ce que j’ai appris sur cette guerre, car le sujet m’intéresse et j’en ai souvent parlé avec les gens. Je me suis ravisé et ai tout effacé pour deux raisons, la première étant qu’il me faudrait des pages entières pour m’expliquer, la seconde que ça n’intéresse probablement pas grand monde 🙂 Toutefois si je devais résumer : les balkans restent explosifs et ça se sent quand ils parlent les uns des autres. J’ai eu beaucoup de discussions très instructives avec Miran, le maître des lieux de l’auberge de jeunesse ou j’avais élu domicile. On s’est promenés ensemble, on a bu ensemble, j’ai vu, j’ai écoute, j’ai compris. Il me tarde d’avoir d’autres versions de l’Histoire dans les autres pays balkaniques.

Après quelques jours passés à Mostar, je continue mon voyage en Bosnie pour atteindre Sarajevo. J’ai hâte de voir cette ville si connue et dont j’ai entendu le plus grand bien!!!
Je vais faire court : j’ai très moyennement aimé la ville en elle-même. Les gens oui, vraiment sympas, toujours prêt à se mettre en quatre pour aider. Mais la ville n’a rien d’exceptionnelle. Elle est mieux reconstruite que Mostar c‘est un fait, mais même sa vieille ville n’a plus rien de typique, c’est un espèce de Disneyland ou se vendent tous des gadgets touristiques. D’ailleurs même la brochure de l’office de tourisme, section « à voir » est plutôt maigre.
J’ai par contre adoré le vieux marché à quelques rues parallèles de à ou d’adorables mamies avec leurs châles vendent quelques feuilles de choux, de salades, ou des fleurs, une petite musique des Balkans en fond. Ca c’est sympa !

Sarajevo sera également l’occasion de rencontrer un mexicain et une américaine notamment, installés en Bosnie depuis quelques temps. Le premier, Memo, scénariste, m’emmènera dans un théâtre que je n’aurais jamais pu trouver seul et ou Emir Kusturica notamment s’est illustré. La patronne est finement murgée, nous parle italo-bosniaque et nous offre bien évidemment de l’accompagner, ce qui ne serait se refuser. J’ai adoré le lieu, un théâtre sur reconverti en café, des vieilles tables en bois partout, des instruments de musique ci et là, des bouts de métals qui trainent : bref, comme dans les films ! Je suis fan.
Je ne pouvais pas passer par la Bosnie sans gouter l’alcool local,  à savoir le Rakia, un alcool fort avec la saveur de tous les fruits que vous souhaitez, y’en a pour tout les gout. C’est fort et ça fait mal à la tête !!

Faits divers :
– En Bosnie, il n’y a as de Mac Do car les bosniaques sont tellement fiers de leur spécialité culinaire (le cevapici, que l’on retrouve dans tous les balkans j’ai l’impression) que l’enseigne de fast food ne s’est même pas implantée. D’ailleurs, véridique, on trouve à Sarajevo un fast food bosniaque, avec un M jaune comme enseigne et qui s’appelle, pour les anglophones : « Mac Deny ».  D’ailleurs, le « menu big mac » est mon indicateur secret: je relève le prix dans tous les pays (mais je ne CONSOMME PAS, Mac do, c’est pas mon truc). Vous verrez grâce à cet indice le coût de la vie, pays par pays. C’est vraiment révélateur, l’indice est bon même si la nourriture ne l’est pas !

– Pour n(v)ous messieurs, un petit jeu dont la règle est on ne peut plus simple.
1- Posez-vous à la terrasse d’un café
2- Commandez un expresso et restez assis à contempler béatement. (rassurez-vous, vous ne serez pas seul à jouer, le taux de chômage étant tellement élevé, en Bosnie passez à 11h le matin devant un café, repassez à 17h et vous observerez les mêmes types, au même endroit, avec le même café).
3- Après avoir reçu commande: observez et cherchez une fille entre 20 et 35 ans qui soit moche.
La règle est la suivante : vous ne pouvez partir du café que lorsque vous aurez trouvé une.

Et bien je vous garanti que vous allez rester assis très très longtemps en terrasse. 🙂

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PS : je n’ai pas pu résister, je vous ai mis 4 photos bonus prises dans mon train reliant Sarajevo à Belgrade 🙂 Ceux qui suivent auront par ailleurs déduits de ma dernière phrase que ma prochaine destination est la Serbie!

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25/04/2010

Croatie: l’île de Mljet

Croatie: l’île de Mljet

J’ai finalement eu mon billet: ils ne se vendent pas à l’avance et le comptoir ouvre seulement 30min avant l’embarquement, ce qui régule déjà pas mal le flux touristique. Après 1h30 de catamaran, je suis sur mon île. A bord, je fais connaissance avec un croate qui vient de quitter femme et enfant pendant 6 mois pour un job de serveur qu’il a trouvé dans le village ou nous arriverons.

Le village en question est le plus grand de l’île et il compte 30 baraques à tout casser, et encore. Et là stupeur: ça n’est pas la saison touristique et déjà qu’habituellement il n’y a rien sur l’île de Mljet là…. c’est la misère, je suis le SEUL et j’insiste sur le mot, le SEUL touriste à débarquer. Tout est fermé, aucun logement si ce n’est celui d’un restaurateur qui lui est ouvert et qui a une piaule sympa à louer….pas franchement le choix quoi.  Ironie du sort, comme je n’ai rien à bouffer, c’est le croate rencontré à bord et qui vient de se faire embaucher dans ce restau précisément qui me servira…de façon plus formelle, son nouveau patron l’ayant à l’œil. Ici ni TV, ni internet, 10 bagnoles sur l’île à peu de chose près, les habitants utilisant des barques comme nous utilisons des scooters. Je voulais de la nature… je crois que je l’ai trouvé.

Les quelques voitures étant utilisées à des fins pratiques et de toute façon interdites dans le Parc National de Mljet, seul possibilité: marcher ou louer un vélo. Comme je veux en voir un max, je loue le vélo (ce qui me rappelle de très bons souvenirs)…à mon restaurateur. Je déteste ne pas pouvoir faire jouer la concurrence. Mais il me semple plutôt honnête, et la veille j’ai eu droit à un très bon repas, ce qui renforce mon idée!

Bon alors l’île : putain, elle est magnifique. Et le « putain » n’est pas de trop pour insister sur la beauté du lieu, à ma façon. Regardez les photos, qui ne reflètent bien sûr qu’une infime partie de la réalité que j’aimerais partager avec vous. Frustrant.
Au cours de ma journée de vélo et hormis les minuscules hameaux, je croiserai  3 personnes. Pas plus. Tout est magnifique, la couleur de l’eau surtout: elle me fascine, je m’arrête et descends de mon vélo tous les 20m et prends mille photos persuadé de tenir le cliché du siècle ( je n’ai pas encore regardé, mais avec du recul, je suis sûr qu’elles sont toutes similaires).
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Honnêtement, d’habitude je ne suis pas prompt à utiliser ce genre de mots les trouvant plutôt vides de sens, mais là…. tranquillité, paix et sérénité sont ceux qui caractérisent le mieux l’île de Mljet. Elle ne deviendra jamais la proie du tourisme de masse, mon ennemi déclaré, qui se contentera d’abreuver Dubrovnik de groupes divers, et c’est parfait ainsi.
J’ai été particulièrement subjugué par l’endroit exact ou la mer Adriatique se transforme en l’un des deux lacs que comporte l’île. Les vagues s’y fracassent joliment et la couleur de l’eau change à ici même. Et toujours personne en vue.

Ma dernière soirée avant retour à la civilisiation se fera en compagnie de la totalité des serveurs des 2 restaux du village (soit 4 personnes), franche camaraderie, blagues en tout genre en anglais, vin qui fait mal au crâne, guitare, nuit douce et calme à côté de l’eau claire,  encore du vin qui pique et… Waaaaa !!! Mon bateau part à 5h30.…5h30!!! La prochaine fois je regarderai l’horaire des retours avant d’embarquer pour je ne sais ou!

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25/04/2010

Croatie : (Zagreb), Split, Dubrovnik

Croatie : (Zagreb), Split, Dubrovnik

Avant toute chose: j’écris ces quelques lignes par un soleil radieux et 23°C, assis sur un banc à l’ombre d’un arbre, avec pour toute compagnie une bière rafraichissante. Mon arbre fait face à l’un des ports de Dubrovnik d’où je partirai, par catamaran dans quelques minutes, destination l’île verdoyante de Mljet. Vous pouvez me haïr si vous le souhaitez.

Arrivé en Croatie par train depuis la Slovénie, la première étape consiste à passer les contrôles frontaliers, la Croatie ne faisant pas, comme tout un chacun le sait, partie de l’UE.
Passer la douane entre ces deux pays n’a rien d‘impressionnant, mais je peux vous affirmer que l’ambiance change radicalement dans le train à l’approche de la frontière. Difficile d’expliquer les raisons de ce changement d’humeur collectif des voyageurs (moi inclus), mais la « pression » monte indéniablement. La police Slovène monte, dévisage, ni bonjour, ni oui, ni merde, tendant la main pour avoir le passeport. Elle quitte le wagon, et la police Croate fait son entrée. Même musique. Tous portent des oreillettes, hurlent ou parlent à voix basse comme en conspirant, c’est selon. Dans le même temps, d’autres vérifient qu’aucun clandestin n’est caché sous le train. Un clandestin pour la Croatie ? Faut être con. Enfin, c’est le genre d’humour qui ne fait rire que moi. Voilà pour le tableau. Je sais que je n’aurais aucun soucis. Toutefois, la photo de mon passeport est détaché, et à chaque passage de frontière, ils soulèvent pour voir si une seconde n’est pas cachée dessous….décollant un peu plus ma photo chaque fois. Je vois gros comme un camion que je vais avoir des soucis avant la fin de mon voyage avec ça!

Arrivé à Zagreb en compagnie d’un malaysien rencontré dans le train, je décide de ne passer qu’un minimum de temps dans cette ville. Intuitivement je me dit que je n’aimerai pas l‘endroit, je ne raffole pas de l’architecture que j‘ai sous les yeux, je n’y trouve rien de franchement remarquable si ce n’est sa cathédrale. Je ne passerai donc qu’une nuit à Zagreb en auberge de jeunesse avant de filer vers Split (côte Croate) le lendemain, tandis que mon pote malaysien, parti de chez lui depuis 7 mois, filera le soir même sur Sarajevo.

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Split

Zagreb – Split en bus = 200km = 4h.M’en fous, j’ai le temps.

Split est une ville vraiment jolie, bien que petite, pleine de ruelles dans lesquelles il est agréable de se perdre. Je trouve un logement privatif avec une cuisine, pas forcément bon marché, mais je pourrai cuisiner pour économiser un peu. Split est plutôt cher, tout comme la Croatie de façon générale. Je passerai 2 jours là bas à me promener tout en essayant de m’éloigner un peu du port, lieu plutôt chic ou se côtoient italiens braillards, pin-up croates, voitures haut de gamme.
Le temps est couvert mais pas froid, les touristes pas trop nombreux. La ville est agréable, mais je reste sur ma faim, ça n’est pas la Croatie que j’imaginais.
Donc on fait quoi dans ces cas là ? Son sac et on se barre! Direction Dubrovnik, par bus également.

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Dubrovnik
Tout le long du trajet, le bus longe la côte passant notamment par la Bosnie-Herzégovine. Première réflexion : « protection du littoral » est une expression inconnue en Croatie. Jolie cote certes, mais dégueulassée par du béton en tout sens. J’ai entre temps fait connaissance avec un charmant couple de français (que je salue si ils lisent ces quelques lignes) avec qui je passerai les prochaines heures. Moment jouissif du voyage: 5 suisses montent dans le bus et refusent de payer les 7 kunas dont il faut s’acquitter pour mettre les bagages en soute. J’ai pris le bus plusieurs fois en Croatie et j’avais vu que es croates payaient la même chose…et puis le prix est écrit sur les tickets. Mais non….eux sont persuadés que c’est un bakchich, refusent de payer, s’apostrophent les uns les autres pour dire qu’ils ne payeront pas, se montent la tête…..j’aurais pu tenter de leur dire que tout le monde paye mais….bah non, c’est plus drôle comme ça. Le chauffeur s’arrête pour débarquer les bagages ce qui les fait subitement  changer d’avis. La situation était sincèrement hilarante et a égayé notre voyage.
Arrivés à Dubrovnik nous mangeons, je file vers mon auberge de jeunesse réservée la veille, un peu loin du centre ville ce qui me donnera l’occasion de me perdre et donc de rencontrer quelques Croates. Anecdote: ma chambre a 9 euros possède un cadre mis à prix: 1000 euros. Cherchez l’erreur.
La vieille ville de Dubrovnik est tout simplement magnifique. J’ai adoré ma ballade de 2h sur les remparts, ainsi que le cloître.
Nous sommes fort heureusement hors de saison. Entre 9h et 18h des ferries dégueulent des hordes des touristes anglais buveurs de bières matinaux et d’italiens toujours aussi braillards. Mais ensuite, calme plat et franchement agréable….sauf si vous recherchez de l’animation.
Si je devais comparer, je préfère la vieille ville de Dubrovnik à celle de Split que j’avais pourtant beaucoup apprécié.
Après 2 jours, nous nous séparons et j’espère obtenir l’un des  ticket mis en vente pour accéder à l’île de Mljet dont j’ai entendu parler comme d’un havre de paix et de nature, ou le flux touristique est limité…. et ben je vais pas être déçu

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